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A propos de la tradition du premier avril

Puisque vous êtes sur un site d'humour, nous allons vous expliquer la tradition du poisson d'avril le premier avril.

Il y a si longtemps que cette tradition existe, que les spécialistes ramènent dans leurs filets une péche aux origines variés.

Les uns la font remonter au XIe siécle : saint Hugues aurait découvert un vendredi de caréme, 1er avril, sept chartreux attablés devant des pigeons rotis bien dodus ; sans rien dire, le saint bénit les plats, geste qui métamorphosa les volatiles en truites... 

Les autres font référence à un édit de Charles IX faisant commencer l'année au 1er avril, jour où l'on offrait, parait-il, des poissons en guise d'étrennes. 

On évoque encore l'évangélisation d'un duc de Lorraine déguisé en poissonnier, un rapport avec le signe du zodiaque, des histoires de maquereau et d'amours illégitimes...

Quoi qu'il en soit, si nous n'avons pas fini d'avaler tout crus les poissons d'avril, retenons ce proverbe oriental : "si tu fais du bien, jette-le dans la mer ; et si les poissons l'avalent, Dieu s'en souviendra".

Paru dans la revue Famille Chrétienne numéro n° 1578 du 12 au 18 avril 2008.
 

Précision sur le site des évêques de France sur la liturgie : pour information

La « Liturgie catholique » est plus que jamais à la portée de tous grâce à un portail complet, passionnant et très pédagogique. Le titre est simple et clair, à l'adresse : www.liturgiecatholique.fr.

 

Le site est édité par le Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SNPLS) de la Conférence des évêques de France (CEF).

 

Il a pour mission « d'assurer sur Internet la présence officielle de l'Eglise catholique de France en matière de liturgie et de pastorale sacramentelle », en vertu de la mission conférée au SNPLS par la commission épiscopale pour la Liturgie et la Pastorale sacramentelle, présidée par Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse et membre de la congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des sacrements.

 

« Cette initiative de la commission épiscopale de liturgie voudrait comme l'Apôtre Paul en son temps, transmettre au plus grand nombre et avec les moyens d'aujourd'hui, le trésor de la liturgie de l'Eglise », écrit Mgr Le Gall au visiteur du site.

 

Le SNPLS a en effet pour mission « d'informer » en même temps que de « former, conseiller, apporter une expertise dans le vaste domaine de la liturgie ».

 

Ce site Internet, ouvert il y a un mois (en septembre 2007), vient maintenant compléter les revues, les guides pastoraux et les autres publications de cet organisme de l'Eglise catholique en France.

 

Les visiteurs - « grand public » ou spécialiste comme l'animateur liturgique ou le formateur - y trouvent les textes liturgiques de la messe et de la liturgie des heures, des outils de formations, de connaissance et d'approfondissement des sacrements, sur la musique liturgique ou l'art sacré, mais aussi un précieux annuaire des paroisses de France, etc...

 

Chacune des rubriques offre trois niveaux de lecture : « pour tous », « pour aller plus loin », « pour approfondir ».

 

« Puisse cette initiative participer à sa mesure à l'oeuvre de Celui qui fait toutes choses nouvelles, lui qui s'est donné jusqu'au bout », conclut Mgr Robert Le Gall.

 

 

On Parle dans ce texte du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SNPLS) qui est le nouveau nom du CNPL.

 

Voici ce qu’en pense quelqu'un qui ne désire pas être nommé : « Pour le site du SNPLS :
 - il y a très peu de document
 - comme le dit Denis Crouan, c'est assez creux, très peu d'information en réalité pour des personnes un tant soit peu avancée en Liturgie.
 - le néophyte risque de comprendre de travers ce qu'est la Liturgie, les exemples n'en sont pas, ...
 - il y a bien le dernier document concernant la forme extraordinaire, mais, mis à part le texte du Concile, il n'y a rien sur la forme ordinaire !

 - les offices de la Liturgies des Heures se basent sur le PTP (Prière du Temps Présent), ce n'est donc pas la Liturgie mais une adaptation de celle-ci (entre nous le PTP est une oeuvre stupide puisqu'elle a nécessité beaucoup de travail et d'énergie pour rien, une simple traduction de la Liturgia Horarum et remise en page eut été mieux et... reste à faire !)

Pour le moment, je ne vois aucun intérêt à ce site. Je pose même la question de savoir si ce n'est pas une contre-offensive des tenants du n'importe quoi Liturgique face à tous les sites existants et donnant la vérité de la Liturgie de la forme ordinaire.

 

Denis Crouan précise (qui a écrit plusieurs livres en liturgie et a fondé l’Association Pro Liturgia) :

 

"L’agence Zenit a publié une dépêche bienveillante qui commence ainsi : “La liturgie catholique est plus que jamais à la portée de tous grâce à un portail complet, passionnant et très pédagogique. (...) Le site est édité par le Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SNPLS) de la Conférence des évêques de France (CEF). Il a pour mission d’assurer sur Internet la présence officielle de l’Eglise catholique de France en matière de liturgie et de pastorale sacramentelle, en vertu de la mission conférée au SNPLS par la commission épiscopale pour la Liturgie et la Pastorale sacramentelle, présidée par Mgr Robert Le Gall, Archevêque de Toulouse et membre de la congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des sacrements.” Or ce site qui prétend mettre la liturgie catholique à la portée de tous est pauvre, très pauvre et, pour tout dire, à l’image des messes “françaises” qui, on le sait, sont loin d’être des modèles de liturgie et d’obéissance aux normes données par l’Eglise.
Le concile Vatican II affirmait que la langue de la liturgie est le latin, et que les clercs doivent dire l’office divin en latin. Ce qui avait été de nouveau clairement rappelé par la récente Exhortation post-synodale Sacramentum Caritatis approuvée par Benoît XVI. On ne trouve absolument rien à ce sujet sur ce site.

Le concile Vatican II avait rappelé que le chant grégorien est “le chant propre de la liturgie romaine”. Or il n’y a pas un mot sur le chant grégorien sur ce site, ce qui est d’autant plus inexplicable que Mgr Le Gall, Président de la Commission épiscopale pour la Liturgie a été pendant des années Abbé de Sainte-Anne de Kergonan (Congrégation de Solesmes), où l’on célèbre la messe en latin et en grégorien. Nombreux sont ceux qui ont du mal à comprendre son brutal abandon d’une valeur liturgique qui alimentait sa vie bénédictine, sauf à penser que dès qu’on devient évêque français il convient de brûler ce qu’on a aimé.

Mais il y a d’autres lacunes. L’article sur la messe que l’on trouve sur le site internet ne dit absolument rien de ce qu’est fondamentalement la messe. On apprend simplement qu’à la messe on “fait mémoire”, et l’on fait “l’expérience de rencontrer les autres, d’écouter et de répondre, de prendre le pain... Comme votre gâteau d’anniversaire rend présente et tangible la réalité spirituelle de vos amitiés (...) les symboles chrétiens rendent présent le Christ et son oeuvre de salut. (...) En prenant part au partage du pain, vous devenez “complices” du Christ pour qui l’homme réussit sa vie quand il la donne... Le geste de la fraction du pain me rappelle notre vocation à faire en sorte que tous aient à manger.” C’est peu et ce n’est pas très catholique!
Rien non plus sur le Sacrifice du Seigneur ; rien sur la Présence réelle de Dieu sur l’autel et dans le tabernacle... Et les internautes qui souhaiteraient “aller plus loin” dans la connaissance de ce qu’est la messe catholique apprennent simplement qu’on y prend le pain, qu’on partage le pain avec des inconnus, et que le coeur de la messe, c’est “l’annonce” de la présence du Christ".

 

Pour François Lugan, ce site n’a que deux choses de bien : le dictionnaire de la liturgie de Mgr Le Gall et la possibilité de rechercher les heures de messe du lieu ou ont est en France. Pourquoi ne trouve-t-on que deux textes de Rome sur la liturgie : la constitution du concile Vatican II sur la liturgie et le motu proprio ? Il y a pourtant de nombreux autres textes. Pourquoi ne présenter, comme revues liturgiques, que les fiches dominicales de saint Brieux qui, comme tout le monde le sait, ne sont pas fidèle à ce que demande de vivre et de faire  le concile Vatican II et la congrégation romaine sur la liturgie ? Pourquoi n’y a-t-il pas la possibilité d’avoir un approfondissement de la liturgie pour des personnes avancées en liturgie ? Je pense que le néophyte risque de ne pas comprendre ce que demande le Magistère de l’Eglise Catholique et le concile Vatican II de faire et de vivre en liturgie. Pourquoi ne parle t-on pas des normes liturgiques demandées par l’instruction Redemptionis Sacramentum et que nous devons appliquer ?

 

Quelle autorité donnée à la reconnaissance d’un site par un évêque ou une Conférence des Evêques ou un site fait par cette Conférence ?

 

En ce qui concerne l'autorité des Evêques ou de la Conférence des Evêques, voici ce que le cardinal Ratzinger écrivait sur cette question dans son livre Entretien sur la foi : "La nette remise en valeur du rôle de l'évêque, par le concile Vatican II, s'est en réalité atténuée, au risque même de se trouver étouffée par l'intégration des évêques à des conférences épiscopales de plus en plus organisées, dotées de structures bureaucratiques souvent lourdes. Nous ne devons pas oublier que les conférences épiscopales n'ont pas de base théologiques ni mission de magistère ; leurs documents n'ont donc pas de valeur spécifique". Donc cela signifie que les propositions, informations, commentaires, reconnaissances et conseils ne peuvent être reçues et appliquées que si elles n'affaiblissent pas ou ne contredisent pas les enseignements du Magistère de l’Eglise Catholique et les données du Missel romain. Ce qui veut dire qu'un Evêque ou une Conférence des Evêques ne peut être écouté que si elle est en communion avec le Magistère de l'Eglise Catholique du concile Vatican II. Et pour la liturgie, le numéro 28 de l'instruction Redemptionis Sacramentum de 2004 dit : " toutes les normes relatives à la liturgie, établies par une Conférence des Evêques, selon les normes du droit, pour son propre territoire, doivent être soumises à la recongitio (reconnaissance) de la Congrégation pour le Culte Divion et la Discipline des Sacrements, sans laquelle elles n'ont aucun caractère obligatoire". Et en note du numéro 28, il est cité le code de droit canon au numéro 838 paragraphe 3 qui reprend ce qui vient d’être dit. 

 

Voici ce qu’en pense Denis Crouan : « J'avais mis quelque chose à propos de cet site sur la page d'information de Pro Liturgia. Malheureusement, ce site de "liturgie catholique" est très peu... catholique : c'est tout et n'importe quoi, et tout est dit de façon très vague... ».

Définition de la liturgie par Mgr Robert Le Gall dans son dictionnaire sur la liturgie

De l'adjectif grec lèitos : « public », dérivé de léôs (en ionien laos), et du nom commun ergon : « service », « oeuvre », « travail ». La liturgie est donc, étymologiquement, un « service public », une œuvre faite au bénéfice du peuple. Dans les démocraties grecques, leitourgia désigne tout service rendu au bien commun par les citoyens, mais particulièrement la fonction publique dont le titulaire supportait les dépenses et qui consistait à organiser les chœurs, les jeux, à équiper les galères, etc. Quand saint Paul emploie le mot « liturge » (Rm 13, 6 ; 15, 16 ; Ph 2, 25) ou le mot « liturgie » (2 Co 9, 12 ; cf. Rm 15, 27), il l’utilise le plus souvent au sens d’office accompli au bénéfice d’une communauté. Au IIIe siècle avant Jésus Christ, la traduction grecque des Septante rend le terme hébreu ’abodah (« service cultuel ») par leitourgia : il ne s’agit donc plus d’une œuvre dont le peuple est le bénéficiaire, mais dont il est le sujet ; la liturgie devient le « service » religieux et rituel, rendu à Dieu par la communauté rassemblée en son nom.

Il ne faut pas choisir entre ces deux lignes de signification : l’ « Œuvre de Dieu » est indissolublement l’Œuvre que Dieu accomplit en son Peuple et l’Œuvre que le Peuple fait pour son Dieu : le « service divin » est à la fois le salut opéré par Dieu en son Église et le culte rendu à Dieu par cette Église. Une conception intégrale de la liturgie inclut donc l’agir de Dieu en notre faveur et notre agir communautaire formellement dirigé vers lui. La liturgie est la rencontre de Dieu et de son Peuple pour la célébration de leur Alliance ; en cette rencontre, l’acte de Dieu est premier (ligne descendante), car c’est lui qui a l’initiative de l’Alliance et qui suscite la réponse du Peuple (ligne ascendante). Nos actes liturgiques, qui constituent le culte divin, rejoignent, grâce à la médiation du Christ, suprêmement exercée en son sacrifice sauveur, l’Œuvre sanctificatrice de Dieu qui nous fait entrer dans son Alliance.

Ainsi peut-on comprendre la définition donnée par le deuxième concile du Vatican : « La liturgie est considérée à juste titre comme l’exercice de la fonction sacerdotale de Jésus Christ, exercice dans lequel la sanctification de l’homme (ligne descendante) est signi­fiée par des signes sensibles et réalisée d’une manière propre à cha­cun d’eux (sacrements et sacramentaux), et dans lequel le culte public intégral (ligne ascendante) est exercé par le Corps mystique de Jésus Christ, c’est-à-dire par le Chef et ses membres » (Consti­tution sur la sainte Liturgie, n° 7 ; les mots entre parenthèses sont ajoutés au texte). Les deux « lignes » qui intègrent la liturgie et réalisent, grâce au Christ, la synergie de Dieu et de son Peuple, se résolvent dans le flux et le reflux de la vie trinitaire : don du Père au Fils, élan du Fils vers le Père, dans le dynamisme de l’Esprit. La liturgie du ciel emporte les élus dans « le Fleuve de Vie qui jaillit du trône de Dieu et de l’Agneau » (Ap 22, 1). La liturgie céleste est la vie éternelle au sein de la Trinité : elle a donc valeur de fin dernière. L’Apocalypse, en effet, nous présente la vie dans l’au-delà comme une immense et grandiose liturgie. Ici-bas, la liturgie n’est pas une fin, à proprement parler : on ne peut pas, maintenant, s’établir à demeure dans l’activité liturgique — contre tout « liturgisme » —, trop dense pour notre faiblesse. La liturgie ne remplit pas toute l’activité de l’Église (Ibid., n° 9), mais elle en est la source et le sommet (Ibid, n° 10). Toute l’existence chrétienne a une portée liturgique : née dans une liturgie, elle ne cesse de venir d’une liturgie pour aller à une liturgie, mais elle est encore trop infirme pour n’être que liturgie. Voir Contemplation, Prière, Vie, Œuvre de Dieu, Office, Service, Médiation, Esprit Saint, Sacrement, Sacramental, Heures, Religion, Signe, Symbole, Paraliturgie, Laïc, Culte. 

Définition de la liturgie selon le catéchisme de l'Eglise Catholique de 1992

Numéro 1069 Le mot "Liturgie" signifie originellement "oeuvre publique", "service de la part de/et en faveur du peuple". Dans la tradition chrétienne il veut signifier que le Peuple de Dieu prend part à "l'oeuvre de Dieu" (cf. Jn 17,4 ). Par la Liturgie le Christ, notre Rédempteur et Grand-Prêtre, continue dans son Eglise, avec elle et par elle, l'oeuvre de notre rédemption.

 

Numéro 1070 Le mot "Liturgie" dans le Nouveau Testament est employé pour désigner non seulement la célébration du culte divin (cf. Ac 13,2; Lc 1,23 ), mais aussi l'annonce de l'Evangile (cf. Rm 15,16; Ph 2,14-17  et Ph 2,30 ) et la charité en acte (cf. Rm 15,27; 2Co 9,12; Ph 2,25 ). Dans toutes ces situations, il s'agit du service de Dieu et des hommes. Dans la célébration liturgique, l'Eglise est servante, à l'image de son Seigneur, l'unique "Liturge" (cf. He 8,2  et He 2,6 ), participant à son sacerdoce (culte) prophétique (annonce) et royale (service de charité):

 

 C'est donc à juste titre que la liturgie est considérée comme l'exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ, exercice dans lequel la sanctification de l'homme est signifiée par des signes sensibles et est réalisée d'une manière propre à chacun d'eux, dans lequel le culte public intégral est exercé par le Corps mystique de Jésus-Christ, c'est-à-dire par le Chef et par ses membres. Par suite, toute célébration liturgique, en tant qu'oeuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l'Eglise, est l'action sacrée par excellence dont nulle autre action de l'Eglise ne peut atteindre l'efficacité au même titre et au même degré ( SC 7 ).



Si l'on ne pose sur la Bible qu'un regard scientifique, celle-ci se referme explique le père Cantalamessa en mars 2008

Si l'on ne pose sur la Bible qu'un regard scientifique, celle-ci se referme comme certaines coquilles qui, lorsqu'on les touche, se referment pour protéger la perle qu'elles contiennent, la perle de l'Ecriture étant le Christ. C'est ainsi que le P. Raniero Cantalamessa OFM Cap. a expliqué ce matin l'importance de la lecture spirituelle de la Bible qui peut seule « libérer » le contenu des Ecritures pour chacun de nous.

Le prédicateur de la Maison pontificale a prononcé ce vendredi matin, en la chapelle « Redemptoris Mater » au Vatican, en présence du pape et de ses plus proches collaborateurs de la curie, sa quatrième prédication de carême sur « la lecture spirituelle de la Bible ». Le P. Cantalamessa a dénoncé une « exégèse exclusivement scientifique » des Ecritures qui fait de la Bible « un objet d'étude que le professeur doit ‘maîtriser' et face auquel, comme il sied à tout homme de science, il doit rester ‘neutre' ». « Mais dans ce cas unique, il n'est pas permis de rester ‘neutre' et il n'est pas donné de ‘dominer' la matière ; il faut plutôt se laisser dominer par elle. Si l'on y réfléchit bien, c'est presque un blasphème d'affirmer qu'un expert de l'Ecriture ‘maîtrise' la parole de Dieu », a-t-il affirmé. « La conséquence de tout cela, a-t-il poursuivi, est que l'Ecriture se referme, ‘se replie' sur elle-même ; elle redevient le livre ‘scellé', le livre ‘voilé' car, dit saint Paul, ce voile est ‘enlevé dans le Christ', ‘quand on se convertit au Seigneur', c'est-à-dire quand on reconnaît le Christ dans les pages de l'Ecriture ». Le P. Cantalamessa voit là une explication à « la pauvreté et l'aridité spirituelle qui règne dans certains séminaires et lieux de formation ». « L'Eglise a vécu et vit de la lecture spirituelle de la Bible, a-t-il déclaré. Si l'on coupe ce canal qui nourrit la vie de prière, le zèle, la foi, tout se dessèche... On ne comprend plus la liturgie qui est entièrement construite sur une utilisation spirituelle de l'Ecriture ».

Le P. Cantalamessa reconnaît toute l'importance de l'exégèse car, dit-il « on ne peut pas, dans l'Ecriture, découvrir l'Esprit, sans passer par la lettre, c'est-à-dire l'ornement concret et humain dont la parole de Dieu a été revêtue dans les différents livres et chez les auteurs inspirés. On ne peut découvrir la signification divine contenue dans l'Ecriture qu'en partant de la signification humaine, celle que voulait donner l'auteur humain, Isaïe, Jérémie, Luc, Paul, etc. L'immense effort d'étude et de recherche qui entoure le livre de l'Ecriture trouve ici sa pleine justification ». « Mais prétendre comprendre l'Ecriture de manière exhaustive, en l'étudiant uniquement avec l'instrument de l'analyse historique et philologique, c'est comme prétendre découvrir le mystère de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie, en se basant sur une analyse chimique de l'hostie consacrée ! L'analyse historique et critique, même si elle est poussée au maximum de sa perfection, ne représente en réalité que le premier degré de la connaissance de la Bible, celui qui concerne la lettre », a-t-il expliqué. « La lecture spirituelle est une chose bien précise et objective, a-t-il poursuivi. C'est la lecture qui est faite sous la conduite ou à la lumière de l'Esprit Saint qui a inspiré l'Ecriture. Elle se base sur un événement historique, c'est-à-dire sur l'acte rédempteur du Christ qui... offre la vraie clé de lecture de la Bible tout entière » « Celui qui voudrait, après lui, continuer à lire l'Ecriture en faisant abstraction de cet acte, serait comme un musicien qui continue à lire une partition musicale en clé de ‘fa', après que le compositeur ait introduit la clé de ‘sol' dans le morceau : chaque note produirait alors un son faux. Maintenant, le Nouveau Testament appelle cette nouvelle clé ‘l'Esprit', et l'ancienne clé ‘la lettre', en disant que la lettre tue, mais l'Esprit vivifie », a-t-il expliqué.

Le P. Cantalamessa évoque la « tristesse » du cardinal de Lubac qui déplorait un manque de foi et d'élan chez ses contemporains, et de ce fait, l'impossibilité de « ressusciter » la lecture spirituelle de la Bible. « L'Esprit s'est mis à souffler à nouveau, de manière inattendue, de partout, sur les ossements desséchés, a constaté le prédicateur de la Maison pontificale. Et parallèlement à la réapparition des charismes, on assiste à la réapparition de la lecture spirituelle de la Bible et ceci est également l'un des fruits les plus exquis de l'Esprit ».

L'Evangile du lavement des pieds du 21 mars 2008 nous invite à nous laisser purifier par Dieu, à le laisser nous rendre capables de la communion avec lui et avec nos frères, a expliqué le pape Benoît XVI

Comme de coutume, le pape a présidé, le Jeudi Saint, en fin d'après-midi, la messe de la dernière Cène, in Cena Domini, dans la basilique de Saint-Jean-de-Latran.

« Jour après jour, nous sommes comme recouverts de salissures diverses, de paroles vides, de préjugés, d'une sagesse réduite et altérée ; une multitude de fausses vérités ou de mensonges s'infiltrent sans cesse dans notre être intérieur », a déclaré le pape.

« Tout cela blesse et contamine notre âme, tout cela menace de nous rendre incapables de voir la vérité et le bien », a-t-il ajouté.

« Si nous accueillons les paroles de Jésus avec un cœur attentif, elles se révèlent de véritables bains, des purifications de l'âme, de l'homme intérieur », a-t-il poursuivi.

« C'est à cela que nous invite l'Evangile du lavement des pieds : à toujours nous laisser laver par cette eau pure », à laisser Dieu « nous rendre capables de la communion conviviale avec Dieu et nos frères », a expliqué le pape.

Benoît XVI a souligné que « nous avons besoin de ce ‘lavement des pieds', de ce lavement des péchés quotidiens et pour cela nous avons besoin de la confession des péchés dont parle saint Jean dans cette Lettre... Nous avons besoin de la confession sous la forme du sacrement de la réconciliation. Par ce sacrement le Seigneur lave toujours à nouveau nos pieds sales afin que nous puissions nous asseoir à table avec Lui ».

Benoît XVI a précisé que « dans le lavement des pieds, Jésus met en évidence... le contenu du mystère du Christ ».

Le lavement des pieds indique le « sacramentum Christi dans son ensemble, son service de salut, sa descente jusqu'à la croix, son amour jusqu'à la fin qui nous purifie et nous rend capables de Dieu » mais « le Seigneur élargit le sacramentum en en faisant l'exemplum, un don, un service envers les frères », a expliqué le pape.

« Nous devons nous laver les pieds les uns les autres dans le service quotidien et réciproque de l'amour, a-t-il déclaré. Nous devons nous laver les pieds dans le sens où nous devons aussi nous pardonner les uns les autres ».

« C'est à cela que nous exhorte le Jeudi Saint : ne pas laisser la rancœur envers l'autre empoisonner notre âme. Il nous exhorte à purifier continuellement notre mémoire, en nous pardonnant réciproquement du fond du cœur, en nous lavant les pieds les uns les autres, afin de pouvoir nous rendre ensemble au banquet du Seigneur », a-t-il ajouté.

« Le Jeudi Saint est un jour de gratitude et de joie pour le grand don de l'amour jusqu'à la fin que nous a fait le Seigneur. En cette heure prions le Seigneur afin que cette joie et cette gratitude deviennent en nous la force d'aimer ensemble avec son amour », a conclu le pape.

A la demande de Benoît XVI, la collecte du Jeudi Saint était destinée à venir en aide à un orphelinat de Cuba, « la edad de oro », situé à la Havanne.

Une vidéo de la messe de la dernière Cène est disponible sur le site : h2onews.org

L'avortement et le divorce provoquent une souffrance qui empêche des millions de personnes de vivre pleinement leur foi

C'est la conclusion du congrès sur la pastorale pour les enfants de parents divorcés et pour les parents ayant vécu un avortement, qui s'est déroulé à Rome les 4 et 5 avril 2008.

Ce congrès international, organisé par l'Institut pontifical Jean-Paul II d'études sur le mariage et la famille et par les Chevaliers de Colomb, avait pour thème : « Du baume sur les blessures - une réponse aux blessures de l'avortement et du divorce ». Parmi les intervenants, Victoria Thorn, fondatrice du « Projet Rachel », a expliqué que « la rupture provoquée par l'avortement empêche des millions de personnes d'entrer pleinement dans leur voyage de foi, de faire pleinement l'expérience de la vie divine qui est en elles ». Elle a évoqué les deux dimensions, spirituelle et humaine, de la blessure de l'avortement qui, estime-t-elle, « doit être affrontée sur ces deux fronts si l'on veut espérer une guérison ». 

La femme, après avoir avorté, « pense généralement avoir commis un péché impardonnable. C'est le nœud central de sa blessure spirituelle. Elle est mère et sait qu'elle s'est rendue responsable de la mort de son propre enfant ; un enfant auquel elle n'a jamais donné le jour, qu'elle n'a jamais vu ni serré dans ses bras. Ceci est l'essence même de la blessure, d'un point de vue humain ». Mère Mary Agnes Donovan des Sisters of Life (Les religieuses de la Vie) de New York a déclaré, quant à elle : « Le problème de tout avortement est qu'il provoque une destruction profonde et inévitable chez l'individu qui est unique, qui n'entre dans aucun moule, qui ne rentre dans aucune catégorie organisée ». « Si cette personne, ajoute-t-elle, a reçu des rudiments de foi, de conviction religieuse ou morale, elle est alors écrasée par son sentiment de culpabilité ; un sentiment que différentes forces en action pourront arriver à enfouir au fond de son inconscient, mais qui finira par ronger son âme ».

Victoria Thorn souligne que « l'avortement a pris une telle ampleur qu'il est devenu prioritaire pour l'Eglise, non seulement de continuer à proclamer la nécessité de protéger la vie humaine non née, mais de contribuer à la guérison de millions de personnes qui sont tombées, volontairement ou contraintes, consciemment ou inconsciemment, dans ce mal, en étendant jusqu'à elles le pardon de Dieu et sa guérison ». « Les femmes guéries par la grâce et l'amour de Dieu n'avortent plus. Et les hommes, comme les femmes, s'ils surmontent cette épreuve, font tout ce qu'ils peuvent pour mettre fin à ce fléau. Ces personnes, conclut-elle, deviennent la pierre angulaire d'une culture de la vie ». La division du divorce Sur le thème de la foi chez les enfants de parents divorcés est intervenue Elizabeth Marquardt, vice-présidente du Center for Marriage and Families à l'Institute of American Values de New York. 

Elizabeth Marquardt cite une étude selon laquelle « les adultes, enfants de parents divorcés, ne considèrent pas qu'il puisse exister un ‘bon' divorce. Quand bien même s'agirait-il de divorcés ‘par consentement' ou de ‘bons' divorcés, ces derniers imposent à leurs enfants de grandir en se partageant entre deux mondes et de chercher par eux-mêmes à donner un sens à cette diversité de convictions, de valeurs et de styles de vie qui caractérisent leurs parents ». « Quand les parents divorcent », ajoute-t-elle, « la grande difficulté de devoir résoudre le conflit entre les deux parties demeure. Avec le divorce, la tâche de trouver un sens à cette division entre deux mondes est plutôt laissée aux enfants ». « Ainsi le divorce, poursuit-elle, instille chez ces enfants un sentiment de dualisme permanent qui influe gravement sur eux, les faisant grandir trop vite ». Les enfants de divorcés, ajoute Elizabeth Marquardt, « se sentent partagés, écartelés entre les deux mondes de leurs parents. Ils se sentent beaucoup plus seuls. Ils deviennent souvent méfiants et introvertis. Ils ne savent pas où est leur place et ont le sentiment de devoir résoudre les grandes questions de la vie par eux-mêmes ». « Ils doivent gérer les lourdes conséquences qui pèsent sur leur vie spirituelle. Et tout cela, ils le font isolés dans leur silence, car jamais personne ne parle avec eux de cette tâche qui leur a été confiée ».

Elizabeth Marquardt estime que les Eglises peuvent être d'une grande aide pour les enfants et pour les familles frappées d'un divorce. Il ne faut pas éviter la question sous prétexte qu'elle dérange, mais en discuter ouvertement. « Il est parfaitement possible d'exprimer toute notre compassion aux enfants de divorcés et de souligner l'importance du mariage, tout en apportant notre soutien aux parents qui vivent seuls ou sont divorcés », a-t-elle expliqué.

Le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse du mercredi 19 mars 2008 à expliquer le sens du triduum pascal

« Nous allons revivre les jours appelés ‘saints', événement central de notre Rédemption. Ces trois jours sont le cœur de l'année liturgique et de la vie de l'Église », rappelait le pape.

L'amour fraternel

Le pape Benoît XVI a expliqué le sens de chaque célébration en disant à propos du Jeudi Saint : « Le Jeudi Saint, l'Église fait mémoire de la dernière Cène, au cours de laquelle le Seigneur institua l'Eucharistie et nous donna le commandement nouveau de l'amour fraternel. Cette célébration est précédée dans tous les diocèses par la Messe chrismale, où l'évêque et les prêtres renouvellent les promesses de leur ordination ».

Une participation véritable

Pour ce qui est de la célébration de la Passion, le pape a fait l'éloge des exercices de piété populaire en disant : « Le Vendredi Saint, nous ferons mémoire de la passion, de la crucifixion et de la mort de Jésus. L'Église se recueille pour méditer sur le grand mystère du mal et du péché opprimant l'humanité, parcourant de nouveau, à la lumière des Écritures et des gestes liturgiques, les souffrances du Seigneur. Toutes les traditions de piété ont pour objectif d'imprimer dans l'âme des fidèles le sentiment d'une participation véritable au sacrifice rédempteur du Christ ». 

Se purifier pour se préparer à Pâques

Le pape Benoît XVI a souligné la dimension mariale et silencieuse du Samedi Saint en insistant sur le sacrement de la réconciliation: « Le Samedi Saint est marqué par un profond silence; dans l'attente de la Résurrection, avec Marie, les chrétiens persévèrent dans la prière et la méditation. Une grande importance est donnée au Sacrement de Réconciliation, chemin indispensable pour se purifier et se préparer à Pâques ». 

Pour ce qui est de la nuit de Pâques, le pape a expliqué les symboles de la célébration liturgique en insistant sur la « libération de l'esclavage » : « La Veillée pascale nous introduit dans le dimanche le plus important de l'année: la Pâque du Christ. Dans les ténèbres, l'Église accueille la lumière et médite la promesse, contenue dans l'Écriture, de la libération définitive de l'esclavage du péché et de la mort »


 

Devinette a faire le premier avril

Quels sont les animaux qui n'étaient pas dans l'Arche de Noé et qui pourtant ont été sauvés par le Créateur ?

Réponse : les poissons (car le premier avril ont fait "des poissons d'avril" c'est à dire des blagues) et tous les autres animaux aquatiques.

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